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Interview d'Alain Matarasso par Georges Maisonneuve à paraître dans la presse et sur www.almanart.com

Quelle est la ligne de la galerie, ses collectionneurs ?
Elle est de défendre de manière continue 26 artistes vivants, le plus ancien étant là depuis 30 ans et le dernier entré en 2007, de tous pays mais avec une majorité d’artistes établis en France ; je n’ai pas une ligne directrice mais une cohérence de choix situés dans le vaste domaine de la figuration contemporaine ; je m’intéresse autant aux précurseurs comme les pop anglais (voir l’encart) qu’à la Nouvelle Figuration française car ils sont tous de ma génération ; et aussi à des plus jeunes qui valent la peine d’être épaulés.
Nota : la galerie a édité pour ses 34 ans en 2007 un opuscule montrant ses artistes, la manière dont ils ont été rencontrés et expliquant leur travail : à demander sur place
Vous exercez ce métier avec toujours autant de foi ? plus que jamais : je fonctionne par coups de cœur (je dois être un artiste raté !) mais réfléchis, car il faut faire fonctionner la galerie ; elle est le reflet de moi-même, une sorte de psychanalyse, car ces 26 artistes sont autant d’aspects de ma personnalité : c’est important pour promouvoir un artiste de bien le connaître et aimer son oeuvre ; et puis ma fille Sabine y participe aussi. Vous êtes aussi économiste : le marché haut de gamme a subi une baisse récente, va-t-on plonger comme en 90 ?
La situation actuelle est très différente, il faut distinguer deux catégories : les artistes qui sont
montés en flêche et peuvent tout aussi vite redescendre, et ceux qui tout étant excellents n’ont pas vus leur côte croître exagérément. Ceux là ne connaîtront pas quoiqu’il arrive leur côte s’abaisser s’il devait y avoir une forte récession. - Pour les premiers, rappelons que spéculer se fait toujours au détriment de quelqu’un et l’expérience montre que “tout ce qui se construit vite ne dure pas”.
Par exemple certains chinois sont de fausses valeurs, spéculatives, ce qui peut se comprendre car la mondialisation a créer de nouveaux milliardaires dans les pays émergeants ; venant souvent de milieux sociaux modestes, l’art leur sert de faire-valoir et plus c’est cher, mieux c’est. Une anecdote, paraît-il circulait à Bâle : un gros collectionneur s’est désintéressé de Jim Dine (coté entre 50 et 100000€ tout de même) car il ne trouvait pas cela assez cher…
- Pour les autres, disons aussi que le rôle d’un bon marchand est de soutenir la valeur de ce qu’il vend à ses collectionneurs, au sens que les oeuvres doivent garder une valeur de renégociation ; cela suppose de bons choix et une action continue auprès des artistes ; cela implique de se tenir à l’écart des modes qui génèrent des spéculations ; cela demande de la patience, par exemple la Nouvelle Figuration aura mis 30 ans pour acquerrir ses lettre de noblesse ; car les mouvements importants finissent toujours par être consacrés il suffit d’attendre. C’est aussi vrai de bons artistes émergeants.

Et le marché en France ? Il est mineur par rapport aux anglo-saxons car la France trop socialisée a fait fuir les grands collectionneurs ; la charge et le risque fiscal est exagéré et tant que ça durera la France sera écartée du haut marché ; elle n’a pas non plus de  capacité importante de lobbying, car celle-ci est liée à la haute finance.
 
Pourquoi les artistes français sont peu achetés par les américains ?
Pour eux nous sommes des latins qui exprimons plusieurs idées en même temps, comme au Café du Commerce, alors qu’eux n’ont qu’une idée à la fois ; par exemple la Figuration Narrative est politique et latinisante : un tableau riche de multiples idées leur est peu lisible; parfois notre art est trop complexe, par exemple César a créé des pièces brutes très fortes, alors que Chamberlain a moins de force expressive mais est plus élégant, plus coloré ; en fait notre culture les étouffe.
Que pensez-vous du marché de la photo, assez délirant compte tenu du fait que ce sont des multiples à assez grands tirages ?
L’idée des multiples choque moins aujourd’hui; tout le monde veut sa “Marylin” de Warhol. C’est reconnaissable et cela asseoit socialement.

Le pop anglais :
La galerie défend aujourd’hui 3 artistes pop anglais historiques, peu connus en France ; ils ont un très grand potentiel sur le marché (NOTA : qui est précisément orienté vers la redécouverte des années 60) ; ce sont Derek Boshier, Antony Donaldson et Jann Haworth.

News de Peter Saul

Exposition de Peter Saul à l’Orange County Museum of Art (Newport Beach) du 22 juin au 1er septembre 2008. Plus d’informations sur : www.ocma.net
Cette exposition a été possible grâce au concours de la “Andy Warhol Foundation for the Visual Arts”.

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News d’Antony Donaldson

Le Musée du Louvre prépare pour l’année 2009 une exposition intitulée “Ingres et les maîtres de l’art contemporain”qui sera d’abord présentée au Musée Ingres à Montauban ensuite dans un musée québecquois.
Des oeuvres d’Antony Donaldson y seront exposées.

News de Guyomard

Gérard Guyomard participe du 27 juin au 12 octobre 2008 à l’exposition “Regarde de tous tes yeux, regarde” (l’art contemporain de Georges Perec) au musée des Beaux-Arts de Nantes 10, rue Georges Clémenceau 44000 Nantes téléphone : 02 51 17 45 00.
Il est accompagné d’une liste prestigieuse d’artistes contemporains internationaux.

Exposition de Derek Boshier chez Flowers à New York du 9 mai au 14 juin 2008

Extreme makeover de Derek Boshier

Propos de Lydia Harambourg dans la Gazette de l’Hôtel de Drouot sur l’exposition de Proweller “un oeil libre”

Qu’est-ce qui décide un artiste à rejeter l’abstraction pour renouer avec la figuration ? Le processus créatif est riche de son mystère. Pour Emanuel Proweller, l’expérience douloureuse de la guerre l’a amené à remettre en question un radicalisme plastique à partir de son interrogation des formes vitales, tout en éveillant son désir de raconter, pour être au plus près de la réalité quotidienne. Le récit est au coeur du propos de celui qui demande à la peinture de nous apporter cette part d’évasion, stimulatrice à un imaginaire sans limites. Si Lapicque et Hélion, eux aussi, à un moment de leurs parcours, sont revenus à la voix picturale, Proweller  expérimente un univers plastique figuré avec lequel il affirme son amour de la vie. Héritier du suprématisme, il pratique à ses débuts une abstraction rigoureuse, non sans un certain lyrisme. Son minimalisme enraciné dans la jouissance colorée lui fait rejoindre le groupe des abstraits exposés par Denise René dans sa récente galerie parisienne. La peinture recèle sa propre liberté. Pour celui qui a échappé à la Shoah, et qui s’expatrie de sa Pologne natale, les jeux formels et chromatiques portent l’ivresse de l’efficacité visuelle et donc sensitive. A cette époque, qui correspond à son arrivée à Paris, en 1948, appartiennent les peintures objectives où la forme-couleur génère une poétique de l’espace. Le rôle descriptif dévolu à la couleur déclenche un goût pour la métaphore qui s’accomplit avec le retour à la forme subjective, comme avec cette Forme dansante, de 1955. Le pas est franchi et le figuratif triomphe avec le recours à des formes réalistes mêlées à des formes géométriques, interrogeant avec humour passé et avenir. Voilà Proweller à contre-courant, pionnier d’un mouvement encore dans les limbes, la figuration narrative, dont il apparaît comme l’un des défricheurs – lucide, grave, mutin, admiré par Rancillac. L’artiste souhaite “imposer à l’espace abstrait un objet d’un autre monde”. L’avant-garde est toujours dans une certitude intuitive. Proweller peint avec délectation. Il peut tout se permettre, à commencer par réintroduire le sujet dans la peinture abstraite. Une pirouette et le voilà audacieux dans les sous-entendus, s’amusant de détails dont les rapprochements font basculer l’image dans des jeux érotiques, dans de savantes interprétations du plaisir, jubilatoire et humoristique. Il schématise, peint par larges aplats de couleurs à partir d’un dessin concis. L’épure écrit les désirs et les attentes, la couleur exprime la sensualité – une hanche, un sein, un chat, un oiseau, une fleur de châtaignier…-, entrelace les fils d’un rébus dont il nous revient de décrypter le sens, comme avec Mon légionnaire, de 1966, ou avec les Poules, de 1968. L’artiste exprime le désir des corps sensuels, le désir de la couleur, franche, chatoyante, acide, dans une composition lentement mûrie, travaillée. La simplicité, le dépouillement, l’efficacité plastique préfigurent le pop, Wesselmann. Mais la peinture de Proweller est l’une de ses propres réponses à sa philosophie du bonheur. 

Lydia Harambourg
La Gazette de l’Hôtel Drouot
6 juin 2008

Exposition d’”Hors’e service” de Laurence Drocourt

Le Havre 2008 : Superbe vitrine pour la très belle oeuvre de Laurence Drocourt.

Hors’e service

Exposition de Tyszblat à la Galerie Municipale Julio Gonzalez à Arcueil mars – avril 2008

Tyszblat a exposé à l’espace Julio Gonzalez à Arcueil du 20 mars au 19 avril 2008.
Quelques photos de cette exposition.

Tyszblat à Arcueil

Tyszblat à Arcueil

Tyszblat à Arcueil

Tyszblat à Arcueil

Propos de Rancillac sur Proweller : “Un oeil libre”

Evidemment la peinture n’est pas morte. Par contre il est évident que l’aventure de l’art du XXème siècle est close,
sa revendication de totale autonomie aussi bien formelle que représentative. Bon vent aux nouveaux peintres du XXIème siècle.
En ce temps de béatification d’une Figuration Narrative, depuis longtemps enterrée vivante et maintenant promise à la momification
de l’histoire de l’art, qu’attendre d’une tardive redécouverte de la peinture d’Emanuel Proweller ? La nouvelle figuration au début des
années 60 n’a eu à s’imposer que face à la dictature moribonde d’une abstraction officielle. La notion même de peinture m’était nullement
contestés. Et les peintres étaient bien conscients de ceci : si la peinture dite abstraite peut ou doit se passer du mécanisme (de l’esprit)
de l’abstraction, à moins de sombrer dans la mièvrerie, la nullité.
A lui tout seul, ou presque, Proweller personnifie cette analyse. La bienveillance de son regard porté sur le spectacle anecdotique de la
banlieue pavillonnaire : le chien dans la cour, les poules du poulailler, les tulipes dans le vase, les silhouettes de son père, de son épouse,
ne donne pas lieu à des épanchements émotifs mais à la construction rigoureuse d’un petit monde contenu dans le grand monde
dont il semble revenu. Petit monde originel où le chien est bleu, les jardins potagers barrés de rouge et de vert, les femmes nues jaune
citron agrémentées d’un bras orange et d’un sein mauve, résultats indéniables d’une observation attendue. Inutile de faire appel aux
provocations du fauvisme, aux fantaisies du surréalisme ou à quelque pauvre souci décoratif.
C’est comme ça. Et ça marche.

Bernard Rancillac
7 mars 2007

News de Vanarsky

Jack Vanarsky expose au Musée Kampa dans le cadre de la première Biennale Kafka/Borgès à Prague du 23 avril au 1er mai 2008.
Pour en savoir plus :
www.museumkampa.cz/new/en/vystavy_budouci.php?r=5