Peter Saul peint depuis les années 1950. Après un long séjour en Europe où sa position critique et son esthétique influencent notablement la création française – Bernard Rancillac, Hervé Télémaque et, plus tard, la figuration libre des années 1980 -, il retourne en 1964 à San Francisco, à l’époque ville de le contre-culture aux Etats Unis. Aux peintures envahies de formes délirantes inspirées des comics succèdent des oeuvres politiques, critiques violentes de l’Amérique contemporaine aux couleurs acryliques vives, relevées de Day-glo criard. Contrairement au pop art qui propose un reflet à première vue flatteur de la société consumériste, Peter Saul l’attaque dans ses symboles les plus courants. Dans les années 1990, l’artiste s’inspire de l’actualité politique mais aussi des chefs-d’oeuvre classiques de l’art pictural et il rehausse l’acrylique de peinture à l’huile, donnant à ses toiles une facture floconneuse délicate.
Isabelle Limousin, MAC/VAL
Texte partiel du catalogue du Musée d’Art Contemporain du Val de Marne : “Parcours n°2″

